Mardi 9 janvier 2007

La Transhumance Fantastique

Plus de 300 personnes ont assisté la projection du Western gore de Nicolas Boone « La Transhumance Fantastique » dans la salle de spectacles du château fin novembre 2006.

Affiche du film
Affiche du film
L’affiche du film de Nicolas Boone augure déjà de l’originalité de l’œuvre.

Tourné en quatre jours sur la voie ferrée entre Excideuil et Thiviers au mois de mai 2006, le film a été projeté en avant première à Excideuil en présence de Michelle Grellety, responsable du Département d’art plastique de l’ADDC.

Les figurants, comédiens, leurs familles et amis, les élus, les membres d’association, les curieux, tous ont pu aller à la rencontre de l’artiste diplômé des Beaux-Arts et de son univers particulier.

Nicolas Boone est un jeune homme très ouvert.
Après la projection du film, il a souhaité discuter, disserter, recueillir l’avis du public et des figurants.

La particularité de ses tournages réside dans le choix de son héros : la foule.

A chaque déplacement pour une nouvelle résidence d’artiste n’importe où en France, il fait participer les habitants locaux, associations, élus et sa gentillesse lui permet toutes les fantaisies, lui ouvre toutes les portes.

Car toutes ses réalisations ont pour référence Georges Romero, David Cronenberg ou John Carpenter, les maîtres de l’horreur et de l’hémoglobine.
Le gore reste son domaine privilégié, son fil d’Ariane auquel se succèdent l’étrange, le bizarre et l’inattendu.
Le western aussi l’inspire et nombreuses sont les scènes qui y font référence dans son nouveau film.

Accueilli et soutenu par de nombreux organismes, de nombreuses associations et des particuliers, Nicolas Boone souhaitait dénoncer l’exode massif des citadins pour de nouveaux paradis de verdure dont le Périgord, terre d’accueil des urbains européens.
« La Transhumance Fantastique » délivre également un message écologique dénonçant la société de consommation : les rurbains seront logés dans des lotissements qui s’autodétruiront 10 ans après la première ouverture de la porte d’entrée. Les collectivités mettront en place les moyens -bio- de satisfaire ces citadins habitués à tous les services ; la voie ferrée et le vélo-rail seront réparés et remis en état de marche.

Mais pour ce retour à la vie verte, de quoi les rurbains seront-ils capables ? Jusqu’où iront-ils dans leur quête de renouveau, d’espace, d’arbres et d’herbe ?

En phase avec son mode de pensée, Nicolas Boone a poussé le vice jusqu’à éditer des DVD biodégradables de son film qui s’autodétruiront après la première lecture.

Complètement fumeux pour les uns, absolument génial pour les autres, Nicolas Boone est parvenu jusqu’à ce jour à trouver des financements pour ses œuvres (selon les uns) ou lubies (selon les autres).

Pour en savoir plus et découvrir les réalisations de l’artiste et de son œuvre : www.nicolasboone.net

Salle comble L'artiste et son assistant