Vendredi 9 juin 2006

Exposition sur la Déportation

Du 12 au 26 mai, la Municipalité a accueilli dans la salle du conseil une exposition intitulée « La déportation dans les camps nazis, 1930/1945 ».

La présentation de cette exposition a eu lieu en présence de Norbert Pilmé, Président de l’Association des Amis de la Fondation pour la Mémoire de la Déportation ; Jean-Paul Bedoin, président départemental des Amis de la Résistance, d’élus de la ville et du canton, d’anciens combattants et de deux rescapés des camps de la mort.

Exposition sur la Déportation
Exposition sur la Déportation
Jean-Paul Bedoin présente les différents panneaux qui composent l’exposition.

Après que Norbert Pilmé eut présenté l’association dont il est président en Dordogne, Jean-Paul Bedoin a commenté les différents panneaux qui composaient l’exposition.

Ces panneaux expliquaient la chronologie des évènements depuis la fin de la première guerre mondiale, la montée d’Hitler au pouvoir due à la crise économique en Allemagne après 1918, les premiers déportés (d’abord politiques et intellectuels), la mise en place de la propagande antisémite et le déclenchement des hostilités.

L’exposition était ensuite longuement consacrée aux camps de concentration, antichambres de la mort.

Elle était illustrée de nombreuses photographies et de témoignages de déportés.

Norbert Pilmé et Jean-Paul Bedoin ont ensuite présenté deux anciens déportés auxquels le public pouvait poser des questions.

De plus en plus rares, soixante ans après la fin du conflit, ces hommes et femmes sont la mémoire vivante de cette époque.

Marcel Debrouwer a été fait prisonnier politique et déporté à l’âge de 24 ans. Il est resté trois années dans les camps, de 1942 jusqu’à la Libération.

Lucien Ceretto était un résistant et a été pris les armes à la main. Pour une raison que lui-même ignore, il n’a pas été fusillé pour ces faits mais déporté dans les camps en 1944 jusqu’à la Libération.

Originaire du Var, il suivra un traitement au sanatorium de Salagnac durant quatre années où il rencontrera son épouse. Depuis, il n’a plus quitté le Périgord. Tous ses amis de douleur sont désormais décédés.

Ces deux hommes de caractère disent eux-mêmes n’avoir dû leur survie qu’à une constitution solide, la solidarité qui régnait malgré tout entre déportés et beaucoup de chance.

Le but ultime des camps, outre la mort de ses occupants, était de réduire les prisonniers à l’état de choses (des stück en allemand) afin qu’ils oublient qu’ils étaient des hommes.

Malgré les sévices subis, ce but n’a jamais pu être atteint par Hitler et ses sbires.

Durant la durée de l’exposition, les élèves de CM2 de l’école primaires sont venus la visiter.

Marcel Debrouwer leur a apporté son témoignage afin que ces jeunes perpétuent le souvenir de cette époque et en tirent les leçons, dans un monde où la violence raciale ou religieuse continue de faire rage.